Archives de septembre, 2011

Vendredi 30 septembre, la Cour d’appel de Nîmes a condamné AREVA-SOCATRI pour pollution des eaux, à la suite de l’appel déposé notamment par le Réseau « Sortir du nucléaire ».

Cette condamnation sans précédent fait suite aux fuites radioactives détectées sur le site nucléaire du Tricastin, en juillet 2008.

http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=832

 Communiqué de presse du 30/09/2011

La journaliste Jade Lindgaardt revient ce matin sur le site Mediapart sur le nouveau scénario 2011 de l’association Negawatt publié aujourd’hui.

Son article en intégralité ci-dessous

Sortie du nucléaire en 2033, parvenir à presque 100% d’énergies renouvelables en 2050, deux fois moins d’émissions de CO2 en 2030, restriction de l’utilisation des énergies fossiles à quelques industries. Science-fiction ? Non, révolution ! Energétique celle-là et décrite dans un petit livre vert qui paraît ce jeudi 29 septembre: sous une forme très empirique, il s’agit d’un scénario énergétique pour les quarante prochaines années.

L’association Négawatt, collectif unique en son genre de spécialistes écologistes de l’énergie, publie son analyse prospective et ses propositions pour une transition du modèle français ( à lire ici). Ce nouveau scénario Négawatt – le précédent datait de 2003, actualisé en 2006 – promet de devenir la référence incontournable des écolos, et par conséquent d’une partie des socialistes – puisque les deux familles politiques ont monté des groupes de travail communs sur le sujet – pour la présidentielle de 2012.

Aussi surprenant que cela puisse paraître quatre ans après le lancement du Grenelle de l’environnement, Négawatt est la seule association indépendante, dans l’Hexagone, à produire ce travail de prospective. Une anomalie si on compare cette situation au foisonnement de think tanks spécialisés en transition énergétique dans le reste de l’Europe. D’où l’importance de ce scénario 2011 qui sera le contrepoint citoyen des estimations que la commission Besson doit rendre début 2012 sur l’évolution du modèle énergétique national.

Pour cette présentation du 29 septembre, plus de 400 personnes se sont inscrites, dont des représentants d’EDF, Areva et des ministères de l’écologie et de l’énergie. En 2006, ils n’étaient que 150. Entre-temps, s’est produit l’accident de Fukushima, et l’annonce de la sortie du nucléaire de l’Allemagne, de l’Italie et de la Suisse.

Que nous apprennent les experts de Négawatt ?
D’abord, que le problème n’est pas de rester ou de sortir du nucléaire, mais de repenser nos usages de l’énergie. Une démarche « bottom-up » insiste Thierry Salomon, président de Négawatt, c’est-à-dire qui part de l’observation de la consommation des ménages et des industries pour en tirer des conclusions à l’échelle macro. Or l’étude de cette consommation finale dévoile un énorme « gisement d’économie d’énergies » : les Français pourraient dépenser beaucoup moins d’électricité, de gaz et d’essence en conservant le même confort de vie. Pour y parvenir, Négawatt prône la « sobriété » (apprendre à moins consommer : moins prendre sa voiture, éteindre ses appareils ménagers au lieu de les laisser en veille…. ), et l’ « efficacité » (par les progrès technologiques sur les appareils : réfrigérateurs plus économes, limitation de vitesse sur les voitures, fixation de seuils maximums pour les logements…). Plus la demande s’abaissera, plus les énergies renouvelables pourront prétendre la satisfaire.
imagesz Autre enseignement, les économies les plus substantielles peuvent être réalisées dans le bâtiment, secteur résidentiel (logements) et tertiaire(bureaux) : plus de 600 TWh d’économies en 2050 par rapport au scénario tendanciel, grâce à l’amélioration massive des performances énergétiques du bâti (pour arriver à une moyenne de 40 kWh par m2 et par an), et l’optimisation des systèmes de chauffage. La rénovation des bâtiments est ainsi l’une des clés du scénario. A terme, ce sont 750.000 logements et 3,5% des surfaces du tertiaire qui seront concernés chaque année, prédisent les experts. Petit à petit, c’est tout notre système de chauffage qui sera bouleversé : le chauffage électrique direct par convecteur devrait disparaître, ainsi que le fioul, le gaz butane et le propane, au profit du bois, du chauffage au gaz sur le réseau, des pompes à chaleur électrique et du solaire thermique.
Pour les transports, le futur n’est pas forcément au tout voiture électrique, qui nécessiterait beaucoup d’électricité (pour recharger toutes les batteries le soir dans les garages) et ne bénéficierait pas d’une immense autonomie de ciculation. En revanche, voitures en milieu péri-urbain et rural, ainsi que les bus, pourraient rouler au « gaz naturel véhicule » (GNV), alimenté par le biogaz et le gaz de synthèse. Ce type de véhicules pourraient représenter à terme plus de 60% des déplacements automobiles.
D’où l’enjeu primordial du gaz. Négawatt propose de relocaliser la production de gaz en développant le biogaz (d’origine végétale, issu de la fermentation), soit le méthane, et les gaz de synthèse fabriqués à partir de dioxyde de carbone et d’hydrogène, selon le procédé appelé « méthanisation », c’est-à-dire la production de méthane synthétique. Des expériences poussées se tiennent aujourd’hui en Allemagne. L’un des intérêts de cette technologie est qu’elle recycle les rejets de CO2 de gros sites industriels (électricité, métallurgie, papier…). Cette reconfiguration de notre consommation de gaz – qui utiliserait le réseau tel qu’il existe aujourd’hui – permettrait une flexibilité inédite et donc une sécurité d’approvisionnement : en gros, les gaz se promenant dans les tuyaux sous nos pieds pourraient servir soit à chauffer, soit à faire avancer les voitures, soit à produire de l’électricité, palliant ainsi l’irrégularité de production du photovoltaïque et de l’éolien. « C’est une entrée vers un changement de société », sourit Thierry Salomon, « il faut réfléchir à toute une transition énergétique, et pas seulement au nucléaire et à l’électricité.»

Le terme « négawatt » vient du chercheur Amory Lovins qui l’utilisa la première fois dans un article au début des années 1990. Jeu de mot entre « mégawatt », l’unité de mesure de l’énergie, et l’idée de watts « négatifs », « c’est une expression géniale qui permet de rendre visible ce qui est invisible : que le plus gros gisement d’énergie, c’est celle que l’on peut économiser », ajoute Thierry Salomon.

L’association s’est créée en 2001. Elle est composée d’ingénieurs, d’experts en conseil, de personnalités proches du milieu associatif ainsi que de quelques fonctionnaires et militants d’ONG dont l’identité est tenue secrète. Ils forment le cœur de la (petite) machine Négawatt, réunis dans un groupe où l’on n’entre que par cooptation : les « compagnons de Négawatt » qui se retrouvent lors d’un banquet annuel. Cet entre-soi assumé, parfois mâtiné d’une forme de discrimination positive («recherche femmes, jeunes et sociologues»…), leur permet un fonctionnement en AG, sur le mode du consensus, et à distance. Ce front pionnier de la transition énergétique est aussi un laboratoire de démocratie participative.

http://www.negawatt.org/

Le tribunal de proximité de Rouen a débouté jeudi un salarié du sous-traitant du nucléaire Endel qui poursuivait son entreprise pour défaut de déclaration d’accident du travail après une contamination à la centrale EDF de Paluel (Seine-Maritime).
« C’est une grosse claque pour moi et pour les trente mille sous-traitants du nucléaire », a déclaré Dominique Sanson, 53 ans, à l’énoncé du jugement.

« Nous sommes dans une situation aberrante où plaies et bosses seraient reconnues comme accidents du travail mais où seraient exclues les contaminations pernicieuses, chimiques ou ionisantes »

http://www.leparisien.fr/rouen-76000/nucleaire-un-salarie-d-endel-deboute-apres-une-contamination-a-paluel-29-09-2011-1631775.php

Les anti-nucléaire critiquent les modalités d’un exercice à Paluel

LE HAVRE – L’association Sortir du nucléaire a manifesté jeudi aux abords de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) pour protester contre l’absence d’implication de la population dans un exercice de simulation d’un accident, a-t-on appris auprès de ses militants.

http://www.romandie.com/news/n/_Les_anti_nucleaire_critiquent_les_modalites_d_un_exercice_a_Paluel290920111609.asp

« C’est une des raisons qui font que s’il s’agissait d’un accident réel la situation serait ingérable, le premier réflexe des parents étant d’aller chercher leur enfant à l’école », analyse le collectif anti-nucléaire. En cas d’évacuation, « tout le réseau ferré du secteur est à voie unique et donc les trains arrivent ou s’en vont mais on ne peut faire les deux simultanément ». Sur la forme, le collectif s’interroge également sur ce qui arriverait si l’accident se déclanchait un vendredi à 19 h ou dans la nuit d’un dimanche à lundi. « Où trouver alors les dizaines de bus, autocars et leurs chauffeurs nécessaires », interroge Alain Correa.

http://www.drakkaronline.com/article113524.html

Centrale nucléaire de Paluel

Tous à Lantenay (Bugey, 01) le 9 octobre à 11 heures :

Marche citoyenne d’opposition au forage pétrolier

Munissez vous d’un tee-shirt noir + ruban ou bout d’étoffe bleu

symbole de l’eau que le Collectif veut préserver pour tous et pour les générations futures !

http://www.leprogres.fr/ain/2011/09/14/forages-petroliers-le-collectif-du-haut-bugey-prend-de-l-ampleur

http://www.leprogres.fr/societe/2011/07/23/forages-petroliers-le-collectif-du-haut-bugey-alerte-et-mobilise

PROPOSE PAR LE RÉSEAU « SORTIR DU NUCLÉAIRE »

Les rassemblements et manifestations auront lieu à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg.

Afin d’assurer une unité visuelle aux manifestations, nous vous invitons à vous habillez de rouge et de jaune.

En jaune et rouge
Couleurs du soleil au zénith ou à l’horizon
Couleurs de notre soleil tout sourire, il a bien raison
Venez manifester en jaune
Venez manifester en rouge
Pour une fois le noir du goudron
Tranchera de la plus belle façon

plus d’infos ici

Café-discussion avec Attac Rouen

Publié: 28 septembre 2011 dans Uncategorized
Café-discussion sur le nucléaire
29/09/2011
Une rencontre pour parler du nucléaire, de Fukushima, de Tchernobyl, et de la France…
Rendez-vous à 19h au café de l’époque rue Armand Carrel à Rouen.