AREVA : entrée en vigueur de ses nouveaux statuts

Publié: 26 septembre 2012 dans Uncategorized

See on Scoop.itle côté obscur du nucléaire français

Les points faibles de la valeur

 

– Le groupe est détenu à 83% par le CEA et l’Etat. Il est donc très sensible aux décisions politiques. C’est une source d’incertitudes considérables pour les investisseurs ;

– Il n’existe pas de comparable coté ce qui nuit à la visibilité du dossier ;

– Le groupe génère depuis six ans un free cash flow négatif. Les mesures à entreprendre pour parvenir à générer un free cash flow positif (post-2013), susceptible de couvrir les investissements prévus d’ici 2016, sont nombreuses (plan de restructuration « Action 2016 », efforts sur le BFR, cession d’actifs, nouvelles provisions…) et limitent également la visibilité sur les mois à venir ;

– Le débat sur la sûreté nucléaire depuis l’accident de Fukushima en mars 2011 pèse sur la valeur. La relance nucléaire tant attendue dans les pays développés sera différée, le temps de pratiquer les audits de sûreté ;

– La construction de réacteurs n’est pas rentable ;

– Depuis le début du chantier de l’EPR, le groupe a été contraint de passer des provisions supplémentaires (et conséquentes) à de nombreuses reprises. Les analystes en attendent de nouvelles d’ici à l’achèvement du chantier.

 

Comment suivre la valeur

 

– Areva peut encore être considérée comme une valeur de restructuration. Elle évolue sur ses plus bas historiques ;

– Areva est exposé à des activités d’infrastructures lourdes pour lesquelles les clients ont besoin de visibilité et de stabilité pour investir. En période d’incertitude économique, et donc de faible visibilité pour des décisions d’investissement de longue échéance, Areva peut être malmené en Bourse ;

– La croissance du marché du nucléaire, affectée conjointement par l’accident de Fukushima et des perspectives macro-économiques assombries, est décalée de quelques années ;

– Le débat sur la sûreté nucléaire est à suivre. La dimension politique de la valeur s’en trouve encore renforcée ;

– Anne Lauvergeon, l’emblématique présidente d’Areva depuis l’an 2000 et à l’origine de la fusion entre Framatome et Cogema, a été remplacée par le numéro deux du groupe, Luc Oursel ;

– L’activité d’Areva nécessite de très importants investissements, notamment en amont ;

– L’activité Mines, récemment filialisée, pourrait voir son capital ouvert à un partenaire de préférence industriel ou à un client. Seules conditions : qu’Areva garde la majorité du capital ainsi que la commercialisation pleine et entière du produit des Mines ;

– Areva et EDF sont historiquement imbriquées. Areva est le premier fournisseur d’EDF et EDF son premier client. Mais leur relation n’est plus exclusive et les deux groupes sont en désaccord sur deux contrats. L’une des brouilles, dans le traitement du combustible usé, a été résolue. L’autre, l’enrichissement d’uranium, est encore en discussion.

 

 

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