EDF : Polémique autour des tarifs de l’électricité

Publié: 8 juin 2013 dans Uncategorized

See on Scoop.itLe Côté Obscur du Nucléaire Français

(Boursier.com) — EDF a gagné encore 1,36% à 17,94 euros, après le détachement ce matin d’un dividende de 0,68 Euro, et reste au centre des débats ce jeudi, alors que dans son rapport sur l’évolution des tarifs réglementés français, la Commission de régulation de l’énergie a calculé que l’inflation des coûts de production et de commercialisation d’EDF devrait conduire à une hausse de 6,8% (et même de 9,6% si la durée de vie des centrales nucléaires n’est pas étendue) des tarifs réglementés dès cet été, de façon à respecter le principe selon lequel ils doivent couvrir les coûts de l’énergéticien.

 

Pour corser le tout, mais surtout l’addition, la CRE a aussi estimé que les revalorisations antérieures n’avaient pas couvert les coûts d’EDF en 2012, et qu’un ajustement additionnel de 7,6% est nécessaire…

De quoi faire réagir HSBC qui est aussitôt passé à « surpondérer » sur le dossier ce jeudi matin ! Du côté de Natixis, cette publication des préconisations tarifaires de la CRE amène le broker à relever sa recommandation à « Acheter » (contre Neutre) et son objectif de cours de 16,20 à 23,5 euros. « Le momemtum positif enregistré par EDF depuis le début de l’année prend corps, avec en perspective d’autres bonnes nouvelles. Nous relevons notre recommandation sur la base de notre DCF après mise à jour des données de marché et suppression de la prime de risque spécifique de 30% liée à la décote politique que nous appliquions depuis le 16/11/11 » explique le broker.

 

L’avis de la Commission de régulation de l’énergie, qui a publié hier un rapport prônant une forte hausse des tarifs réglementés pour qu’EDF couvre ses coûts, ne devrait pas être suivi par le gouvernement, explique toutefois Kepler Cheuvreux, qui rappelle que de ces dernières années, le marché a été déçu en se basant trop sur le dogme et pas assez sur la composante « politique » du prix, loin d’être négligeable. Le courtier parie donc sur une nouvelle hausse de l’ordre de l’inflation, qui va décevoir une fois encore les marchés financiers…

 

Kepler Cheuvreux s’attend à ce que le gouvernement français tranche sur la dernière quinzaine de juin, et anticipe, au mieux, une hausse de l’ordre de 2 à 3%, qui échouerait à signaler une embellie pour le dossier. N’importe quel chiffre supérieur serait positif, mais, une fois encore, apparaît illusoire au bureau d’études, qui reste à « alléger » sur le dossier, valorisé 13 euros par action.

Les analystes de Crédit Suisse n’ont pas relevé non plus leur objectif de cours de 17,5 Euros sur EDF (recommandation neutre), estimant que même si les recommandations de hausse des tarifs annoncées cette semaine par la Commission de régulation de l’énergie étaient appliquées intégralement, cela ne se traduirait que par une hausse de la valorisation du titre de 1 Euro par action. Dans les faits, Crédit Suisse n’attend pas de revalorisation tarifaire significativement supérieure à l’inflation en estimant que le gouvernement n’ira pas au-delà de 1%+inflation.

Dans rapport sur l’évolution des tarifs réglementés français dévoilé hier, la Commission de régulation de l’énergie a calculé que l’inflation des coûts de production et de commercialisation d’EDF devrait conduire à une hausse de 6,8% (et même de 9,6% si la durée de vie des centrales nucléaires n’est pas étendue) des tarifs réglementés dès cet été, de façon à respecter le principe selon lequel ils doivent couvrir les coûts de l’énergéticien. Pour corser le tout, mais surtout l’addition, la CRE a aussi estimé que les revalorisations antérieures n’avaient pas couvert les coûts d’EDF en 2012, et qu’un ajustement additionnel de 7,6% est nécessaire.

 

Il n’est pas question d’accepter une telle hausse de l’électricité cumulée au regard du pouvoir d’achat des Français, a affirmé pour sa part Delphine Batho, en charge de l’énergie…

 

Le président de la CRE, Philippe de Ladoucette, a quant à lui estimé que ce scénario cadre avec les prévisions de moyen terme, soit une hausse de 30% du tarif de l’électricité d’ici 2017. Delphine Batho a rappelé que le gouvernement se prononcera en juillet.

C.L. – ©2013 www.boursier.com

 

 
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