Des grilles qui renforcent l’invisibilité sociale des expositions cancérogènes professionnelles

Publié: 28 juin 2013 dans Uncategorized

See on Scoop.itLe Côté Obscur du Nucléaire Français

Depuis presque 30 ans, les installations nucléaires françaises ont fait le choix du faire-faire, c’est-à-dire qu’elles ont délibérément choisi de faire sous-traiter les travaux de maintenance en ayant recours à des salariés d’entreprises extérieures ou des travailleurs intérimaires. Or ces situations de travail et d’exposition aux rayonnements ionisants et aux cancérogènes présents sur ces sites posent divers problèmes en termes de santé des travailleurs et de sûreté des installations. En effet, cette organisation du travail expose les 25 000 salariés sous-traitants à 80% de la dose de rayonnements ionisants et de poussières radioactives inhérente au fonctionnement de l’industrie nucléaire et tend ainsi à créer un véritable transfert des risques sur la sous-traitance. Ces conditions précaires de travail restent alors peu visibles, car supportées par un personnel non statutaire, dépendant des marchés contractés avec les donneurs d’ordre, personnel atomisé et nomadisé pour intervenir sur l’ensemble du territoire français toute l’année (voire tout au long de la carrière), rendu à l’incapacité d’organisation et de réflexion collective sur qu’il est en train de vivre.

See on blogs.mediapart.fr

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s